Laurent Grandguillaume : conseil général côte d'or, elections cantonales dijon 5, conseil général cote d'or, conseil general cote d'or

Octobre 2009

 

En cette rentrée pour les étudiants, nous souhaitons saluer les enseignants-chercheurs de l’université de Bourgogne, qui participent au rayonnement de notre ville en France comme à l’étranger.

 

En effet, notre université est reconnue nationalement et au-delà pour la qualité de son enseignement et pour son dynamisme en matière de recherche. Le meilleur témoignage de sa vigueur, ce sont les 3 000 étudiants étrangers, de 126 nationalités différentes, qu’elle attire chaque année dans notre ville, et l’obtention récente du label national «Campus innovant ». En se dotant d’une nouvelle école d’ingénieurs, AgroSup Dijon, épaulée d’une autre entité, le GIS

Agrale (groupement d’intérêt scientifique «Agriculture, alimentation et environnement»), qui fédère toutes les recherches dans le domaine des sciences du vivant et de l’environnement, l’université de Bourgogne conforte son attractivité. Le projet de pôle de  recherche et d’enseignement supérieur (Pres) entre les universités de Bourgogne et de Franche-Comté renforcera, à n’en point  douter, le rayonnement de ces deux universités dans un contexte de concurrence internationale de plus en plus forte. Il faut donc souligner que ce dynamisme repose sur des femmes et des hommes qui consacrent leur énergie à l’enseignement, à la recherche et à l’innovation.

 

Il est aujourd’hui essentiel de développer l’enseignement supérieur dans le cadre de l’économie de la connaissance et  de réunir tous les maillons de l’innovation technologique : laboratoires de recherche, pépinières d’entreprises, structures d’aide au développement des projets. C’est un choix décisif pour créer les emplois durables de demain.

 

C’est le sens de la politique menée par la ville de Dijon et par la communauté d’agglomération du Grand Dijon à travers leur soutien à l’université de Bourgogne. Toutes les données convergent pour attester que les grands rapports de force socio-économiques vont se jouer sur les questions de recherche et d’innovation. Or, la réforme présentée par le gouvernement UMP a créé un véritable malaise dans les universités. Les moyens ne sont pas au rendez-vous alors que des réductions massives d’impôts à destination des plus favorisés se multiplient.

 

Dans un contexte de crise grave, les objectifs fixés par le gouvernement ne correspondent pas au défi qui est devant nous ; la méthode, pas davantage. À la place du développement durable, on veut nous imposer la décadence durable !

 

Laurent Grandguillaume président du groupe socialiste, radical de gauche, citoyen et apparentés du conseil municipal de Dijon

Février 2009

 

Partout en France les fermetures d’usines, les plans de restructuration, les licenciements et les mesures de chômage technique se multiplient. Ce n'est pas être fataliste que de l'écrire mais juste réaliste au moment où de nombreux citoyens sont touchés directement. En effet, alors qu’ils ne sont en rien responsables, les salariés, les demandeurs d’emploi et les retraités en sont les premières victimes. Cette triple crise menace également l'avenir des jeunes et met à mal la cohésion sociale. Aujourd’hui, la barre des deux millions de chômeurs est dépassée. Dans le même temps, des  multinationales, comme Unilever, profitent du contexte pour licencier, alors qu'elles réalisent des profits gigantesques.

 

Face à cette situation, les élus locaux, les entreprises, les associations et les citoyens doivent se mobiliser ensemble. Il faut du volontarisme dans de nombreux domaines : volontarisme dans les collectivités locales pour continuer d’investir et donc soutenir l'économie locale, volontarisme dans les entreprises pour amplifier la dynamique d'innovation qui représente les emplois de demain, volontarisme dans les associations pour développer les actions de solidarité. Dans ce contexte, la ville de Dijon et la communauté d'agglomération du Grand Dijon se dont dotées chacune d'un budget de résistance. Ainsi, les investissements publics, comme le tramway, permettront de soutenir l'économie locale et donc l'emploi tout en s'inscrivant dans une logique de développement durable. Nous attendons de l’Etat qu’il soutienne ces projets locaux structurants. Il est grand temps que le gouvernement passe de la communication à l’action.

 

Ces temps difficiles ne sont pas insurmontables mais ils doivent nous interpeller sur nos modes de régulation. La concentration des pouvoirs et les excès du pouvoir au plan national empêchent un vrai débat démocratique sur les causes, les conséquences de la crise et sur les solutions à proposer. Des milliards d’euros ont été injectés dans les banques sans avoir organisé un vrai débat public sur la pertinence et les conséquences de ce choix. Or, la régulation économique passe notamment par des services publics de qualité et présents sur l'ensemble de notre territoire, par une politique de recherche et industrielle ambitieuse et par un réel soutien aux TPE et PME.

 

Laurent Grandguillaume président du groupe socialiste, radical de gauche, citoyen et apparentés du conseil municipal de Dijon