Le PS fait sa rentrée
Après un été mouvementé et chargé en mesures visant les Roms, les gens du voyage, les gardes à vue, la déchéance de la nationalité, et autres dispositions sécuritaires : C’est la rentrée du PS. GazetteINFO s’est donc demandé quel bilan la gauche fait de tout cela. Laurent Grandguillaume, adjoint au maire de Dijon, et secrétaire de la section PS de Dijon se fait porte parole d’un parti pas si laxiste.
GazetteINFO : Quelle approche avez-vous de la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy ?
LG : C’est un écran de fumée. Il parle beaucoup, mais ce qu’on juge en politique ce sont les actes et les résultats. Il fait beaucoup de déclarations avant les élections pour essayer de récupérer des voix, mais il n’y a pas de crédibilité de par le bilan. D’ailleurs, cela fait huit ans qu’il se charge de la sécurité. Si on s’attarde sur le comportement des députés UMP, ils s’occupent de la suppression de postes dans la gendarmerie et la police, pour ensuite s’affirmer attentifs à la sécurité.
A l’inverse, on taxe souvent le PS de laxisme…
La politique de sécurité est une compétence régalienne, au même titre que l’armée ou l’éducation. Il faut un vrai service public de la sécurité et je pense au contraire que la gauche est la plus à même de défendre ces services qui permettent à tous d’accéder à la sécurité. Cette politique doit savoir allier la prévention, la sanction et la dissuasion.
Comment concrétisez-vous cela ?
Le gouvernement au pouvoir supprime la police de proximité dans les quartiers dits « sensibles », alors que nous l’avons toujours défendu. Il faut renouer ce lien entre la police et la population, c’est la base. Ensuite, il faut des moyens pour la police. Tous les syndicats se plaignent de ne pas avoir assez de moyens, parfois on constate même que certains véhicules ne fonctionnent plus… vous voyez jusqu’où cela va ! Et puis, il y a aussi la question de la politique globale. Pour qu’il y ait sanction il faut aussi que la justice fonctionne, ce qui n’est pas toujours le cas. Il faut que cette sanction soit graduée en fonction des faits. Pour terminer, il faut une politique de prévention autour de cela. C’est un travail de terrain permanent.
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